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UNE MARCHE DU 10 MAI DISPERSéE ET DIVISéE




Le 10 mai avait bien débuté. Dans la matinée, sous un soleil radieux, la cérémonie officielle a commencé dans les jardins du Luxembourg à Paris en présence du président de la République, Nicolas Sarkozy, et d’une dizaine de jeunes élèves de l’Hexagone et de Guadeloupe.

Le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer dans l’Hexagone, Patrick Karam, qui accueillait le président Sarkozy, a salué au micro de Rfo.fr les « paroles fortes » du discours présidentiel.

« L’enseignement de cette histoire c’est la réconciliation nationale, la France affronte son passé ; un passé désormais qui rassemble toutes les composantes ethniques, culturelles et territoriales de la France », s’est réjoui le délégué interministériel.

Accompagné d’un jeune écolier, Nicolas Sarkozy a ensuite déposé une gerbe de fleurs au pied de la sculpture "Le Cri, l’Ecrit" de l’artiste français Fabrice Hyber inaugurée l’année précédente.
République divisée

Vers 14h, plus d'un millier de personnes étaient présentes place la République, en vue d'une mache silencieuse, qui devait se terminer Place de la Nation.

Mais deux groupes se sont formés, un en direction de la Bastille et l'autre vers Nation.
Plusieurs groupes avaient leur propre service d'ordre.
Le groupe qui se dirigeait vers Bastille, avec un service d’ordre musclé sans doute très professionnel mais interdisant aux journalistes d’approcher la tête du cortège pour des photos et autres interviews.

L'autre groupe, en plus petit comité, mais très silencieux, avec à sa tête Joby VALENTE, se dirigeait vers Nation.
Pas de réaction de Louis-George Tin donc, pourtant président du CRAN. Dans une ambiance tendue, des "tambouyé" ont tout de même réchauffé les cœurs en animant la rue de sons créoles tandis que défilaient à leur côté les associations ultramarines avec en tête l’écrivain guadeloupéen Claude Ribbe et certains membres du Collectif DOM.
Arrivé, Place de la Nation, le groupe conduit par Joby VALENTE a eu quelques prises de parole, au son du tambour et s'est dispersé sans incident.
Le 10 Mai 2008, n'a pas été un bon cru, vu que les groupes ont défilé chacun de leur côté, sans pour cela mobiliser le peuple antillais.
Encore une fois, nous sommes passé à côté de notre histoire.

Raymond Philocles - www.pvs-prod.com